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mercredi 23 oct 2019
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Les scolytes attaquent les forêts, la filière réagit

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Des pullulations de scolytes dans le quart Nord-Est. Le changement climatique et l’augmentation des sécheresses ont été particulièrement favorables à l’affaiblissement des arbres et à la pullulation des scolytes, insectes qui ravagent les forêts de sapins/épicéas. Depuis l’année dernière, les attaques sont d’une virulence extrême, touchant des milliers d’hectares dans le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.

Moins rapides qu’une tempête, mais des dégâts tout aussi catastrophiques pour les acteurs de la forêt et du bois !

En Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté, les forestiers comptabilisent déjà plus de 1 100 000 de mètres cubes d’épicéas scolytés. L’année dernière, en 6 mois, ces épicéas représentaient, à eux-seuls, 40 % du volume de résineux habituellement récoltés en un an, dans ces régions. Les conséquences de la crise des scolytes sont catastrophiques pour les forêts et les acteurs de la filière, de l’ordre de plus de 80 millions d’euros : dépérissement des forêts qu’il va falloir replanter massivement, dégradation du paysage par des coupes sanitaires obligatoires, perte de valeur des bois, dispersion des zones à récolter, impacts sur les trésoreries des transformateurs qui essaient d’absorber ces bois, difficultés de transport…

Ce 6 juillet, les acteurs de la forêt et du bois se sont engagés à mettre en place un plan d’urgence !

En 2019, les spécialistes s’attendent à une crise de plus grande ampleur encore… Alors depuis l’automne dernier, tous les acteurs de la filière forêt-bois du grand quart Nord-Est se sont afférés autour de leurs interprofessions FIBOIS Grand Est et FIBOIS Bourgogne-Franche-Comté pour élaborer un plan d’urgence. Et ce 6 juillet, à Colmar, c’est une dizaine de grands principes de gestion, qu’ils se sont engagés collectivement de suivre pour réagir au mieux et garantir la pérennité des forêts ! On peut notamment citer le monitoring des attaques, la priorisation des achats de bois malades à la place des bois sains, la réactivité dans la récolte et l’enlèvement des bois malades, la promotion de l’utilisation de ces bois bleuis par les attaques mais qui ont conservé toutes leurs qualités mécaniques, ou encore, et pas des moindres : le renouvellement des forêts dans le respect des critères de gestion durable…

En cette période crise, la Charte rassemblera les acteurs, depuis la forêt (ONF, communes forestière, syndicats de propriétaires privés, CRPF, Chambre d’agriculture, Experts Forestiers de France, coopératives forestières – COSYLVAL, Forêts & Bois de l’Est, COFA, CFM, Groupement Champenois…), jusqu’aux transformateurs (syndicats FNB, EGGER Panneaux & Décors, Norske Skog Golbey, Unilin …), en passant par les transporteurs (GTFAL), les ETF (syndicats EDT), les pépiniéristes (syndicats des pépinières), avec leurs interprofessions (FIBOIS Grand-Est et FIBOIS Bourgogne-Franche-Comté).




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