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mardi 21 sept 2021
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Vosges : une période compliquée pour les étudiants face à la crise de la Covid-19 « On veut un amphi, pas un psy »

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Photo de @unilorraine

Voilà près d’un an que l’épidémie de Covid-19 bouleverse le quotidien des vosgiens. Une année de restrictions, de confinements, de couvre-feux, qui impacte tous les secteurs d’activités. L’enseignement en fait partie : la période est compliquée pour de nombreux étudiants.

Il y a quelques jours, le sénateur Jean Hingray évoquait dans l’hémicycle une situation de « non-assistance à génération en danger ». Face aux grandes difficultés rencontrées par les étudiants, « il faut ouvrir au plus vite les universités », affirmait-il, s’adressant à la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Frédérique Vidal. « Trop de destins, trop d’histoires, trop de vies, trop d’avenirs sont en jeu (…) Les artistes, des chercheurs, des entrepreneurs, des praticiens en herbe sont en pleine régression, en pause prolongée ».

Les étudiants, public a priori peu susceptible de développer une forme grave du coronavirus, sont pourtant confrontés à de nombreuses problématiques. Des cours sont annulés, des enseignements se font à distance, sur écran, quand le lien de la visioconférence fonctionne. Des étudiants se retrouvent privés des petits boulots qui leur permettent de financer leurs études et leurs loisirs. Ces derniers sont quant à eux, c’est vrai, drastiquement réduits, ainsi que la vie sociale. L’université, habituellement synonyme de vivacité et de découverte se résume bien souvent au face à face avec un écran d’ordinateur. Cette situation produit fréquemment des effets psychologiques négatifs.

« On veut un amphi, pas un psy », a résumé une association étudiante. L’Uni Lorraine (Union Nationale Interuniversitaire) a adressé des lettres aux députés et sénateurs de la région pour sensibiliser les élus aux nouvelles problématiques rencontrées par les étudiants depuis le début de la crise de la Covid-19. Depuis plusieurs mois, des membres de l’association organisent des distributions de produits de première nécessité pour les étudiants, et notamment à la Maison de l’Étudiant (MDE), à Épinal. Les bonnes volontés se mobilisent pour apporter leur aide dans cette période quelque peu compliquée.

Depuis plusieurs semaines, les initiatives de particuliers, d’entreprises, de clubs sportifs, ou encore de clubs services se multiplient, avec le soutien logistique de la MDE. Aquafly et la boulangerie Barlier ont offert 500 sandwichs. Les Jardins de Cocagne offrent toutes les semaines leurs légumes déclassés. Le Club de football de Golbey organise une collecte au Leclerc les 26 et 27 mars prochain. Le magasin Super U de Pouxeux et le 8 à 8 d’Eloyes proposent de fournir des denrées alimentaires et produits d’hygiène chaque semaine. Les clubs service se mobilisent, notamment pour la distribution de masques.

« La situation à Épinal est moins catastrophique que ce qu’on peut voir dans les grandes villes dans les journaux télévisés », affirme Sandrine Delacote, directrice de la Maison de l’Étudiant. « Nous sommes dans la proximité à tous les niveaux ». Dans les résidences universitaires, les étudiants arrivent à avoir un minimum de vie sociale. « Ils sont avec d’autres étudiants, mangent ensemble, jouent aux jeux de société, font du sport dans les salles de muscu des résidences ». Les membres du personnel « de jour comme de nuit sont à leur écoute et sont très vigilants s’ils maigrissent, s’ils sont déprimés ».

La Maison de l’Étudiant ouvre ses portes « pour que les étudiants ne déjeunent pas dans les voitures, ou sous la pluie ou sous la neige », assure un suivi psychologique et social en étroite collaboration avec l’assistante sociale du CROUS et les services de l’Université. La MDE est par ailleurs en train de mettre en place une aide à la recherche de stage, avec l’Association ECTI, ainsi que des ateliers sur la confiance en soi, la gestion du stress, avec la MGEL. Espérons que les étudiants traversent pour le mieux ces circonstances exceptionnelles et ne soient pas amenés à s’y habituer.




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