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lundi 10 mai 2021
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Coup de gueule : « Peut-on se passer de bois ? » Le message de Laurent Bleron, directeur de l’ENSTIB et Pascal Triboulot, directeur honoraire de l’ENSTIB et vice-président de FIBOIS

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Photo d’illustration

Laurent Bleron, directeur de l’ENSTIB et Pascal Triboulot, Directeur honoraire de l’ENSTIB, vice-président de FIBOIS, ont décidé de pousser une « coup de gueule » concernant le débat sur l’utilisation du bois et l’image qui est parfois donnée de la filière. Ils prennent notamment l’exemple la reconstruction de la cathédrale Notre Dame de Paris.

Communiqué de Presse

Coup de gueule : « Peut-on se passer de bois ? »

Depuis quelques semaines, la forêt et l’utilisation du bois sont des sujets d’actualité. L’amalgame permanent, entre les images chocs de la déforestation en zones tropicales et la réalité de la progression du patrimoine forestier sur tout le continent européen, l’idée que les forêts du Morvan sont l’expression généralisée des forêts françaises, l’impression donnée que les entreprises du bois et les forestiers sont tous « vendus au grand capital » et oeuvrent systématiquement à grands coups de monstres mécanisés et d’épandages récurrents de glyphosate et d’autres intrants dévastateurs finissent par lasser.

Peut-on se passer de bois ? C’est la seule question que doit se poser l’opinion public.

Si la réponse est oui, alors acceptons l’idée de l’utilisation tout azimut des ressources fossiles et de la bétonisation de la planète. Actuellement, chaque habitant de notre terre consomme un m3 de béton par an, pourquoi pas deux ou trois, c’est si bon pour le réchauffement climatique… Nos forêts pourront alors être mises sous cloche, revenir à l’état primaire, redevenir impénétrables et largement moins agréables pour la promenade ou la sortie VTT du dimanche, ou simplement disparaître, emportées à leurs tours par le réchauffement climatique, dont les effets sont bien plus rapides que la seule adaptation des forêts à leurs environnements.

Si la réponse est non, alors changeons notre regard sur les spécialistes : gestionnaires forestiers, bûcherons, scieurs, industriels de la deuxième transformation, scientifiques qui prônent un équilibre à travers les multifonctionnalités de la forêt, ou qui mettent en évidence l’intérêt environnemental de l’utilisation du bois, et donc de la récolte des arbres. Cessons de les considérer comme des suspects. Si la forêt est multifonctionnelle, elle est aussi l’une des meilleures illustrations de ce qu’est le développement durable. Les trois piliers du développement durable : social, écologique et économique s’y trouvent rassemblés mieux qu’ailleurs. On trouve aussi, dans ce lien entre la forêt et le bois, de magnifiques exemples de l’économie circulaire et de l’émergence du concept de circuits courts. Les femmes et les hommes qui mettent leur énergie, leurs talents, leurs convictions et leur passion au service des territoires forestiers et des entreprises responsables de la filière, sont souvent aussi silencieux que les arbres qui grandissent. Il serait temps de les écouter !

Exemple de la reconstruction de Notre-Dame

L’opinion public s’est là encore « enflammée » : 3 500m3 de chênes sacrifiés, inacceptable de récolter les 1000 à 1500 chênes nécessaires à la reconstruction !

• Or, il y a environ 1,3 milliards de chênes rouvres et pédonculés en France.

• Cette opération représente donc 0.0001% du capital de chênes disponibles…

• L’accroissement biologique annuel des chênes de France est de l’ordre de 14 millions de m3.

• Les 3 500 m3 de chêne seront reconstitués dans nos forêts en moins de 2h30….

• C’est de l’arithmétique de base niveau CM2 : [(365 jours x 24h) / 14 000 000 m3] x 3 500 m3 = 2,18h.

2h30 de production, sans aucun bruit, en prélevant le CO2 atmosphérique et avec le soleil comme seule énergie…

La forêt et l’utilisation du bois ont un rôle indispensable dans la réalisation des engagements environnementaux de la France. L’effort de communication et de pédagogie sur la nécessité d’une gestion dynamique de la forêt porte aussi sur les générations de futurs acteurs que nous formons à l’ENSTIB. Pour eux, nous nous devions d’intervenir dans ce débat.

Professeur Laurent BLERON, Directeur de l’ENSTIB Professeur Pascal TRIBOULOT, Directeur honoraire de l’ENSTIB, vice-président de FIBOIS Grand-Est

Communiqué de Presse




32 réactions sur “Coup de gueule : « Peut-on se passer de bois ? »

  1. Rousselle Andréa

    Vous ne pouvez pas savoir comme votre coup de gueule me fait plaisir et je vous en remercie !!!!! Vous avez mon soutien total

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  2. Sylvie PIGEARD

    Enfin un article qui remets les choses à leur place en la matière… Merci à vous pour ces données qui devraient être diffusées et rediffusées.

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  3. Philippe

    J’approuve. Merci il était indispensable de rétablir la vérité en France pour contrecarrer certaines émissions de télé complètement orientées

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  4. Claude

    Merci pour cet article…
    Les médias sont responsables de cette cacophonie qui règne actuellement. On lit tout et n’importe quoi aujourd’hui. Pareil pour la COVID. Alors merci quand on peut lire un article documenté.

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  5. mic88

    Avez-vous déjà objectivement bien regardé nos forêts vosgiennes ?
    Qu en ont fait les forestiers ?
    Un immense chantier permanent, un champ de guerre où il n y a aucun espace préservé, plein d énormes ornières et de souches.
    Croyez vous vraiment qu il est agréable de se promener en forêt ?
    Oui Messieurs on y sent l appât du gain et le non respect de notre patrimoine naturel

    Un coureur des bois

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    1. chouki

      « un champ de guerre » ? et taquin avec ça.
      Les premiers à qui vous adresser, qui font les règlements et les font respecter, sont l’office national des forets du coté de Raon, je crois, et leurs expliquer vos griefs.
      Le forestier n’est qu’un exécutant.

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  6. jacques VALENTIN

    C’est important de remettre les pendules à l’heure. Petit fils d’exploitant forestier, fils de menuisier, j’ai toujours vécu entouré du travail du bois. Si la forêt est belle, c’est parce qu’elle est entretenue, revivifiée, respectée, la nature nous donne ce qu’il y a de plus beau, et bien sûr qu’il faut la respecter. Nous pouvons être fiers lorsque quelques chênes des Vosges servent à reconstruire la cathédrale Notre Dame. C’est majestueux. Nos sapins servent à construire des charpentes et tout le reste. Ils poussent retiennent le CO2
    Les métiers du bois sont parmi les plus beaux métiers : menuisiers, charpentiers, ébéniste, coffreurs, etc.. C’est tout le sens du développement durable.
    Merci d’avoir remis les choses à leur place !
    Merci à l’ENSTIB !

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  7. chouki

    Ils répondent à des « escrologistes », anti-chrétiens, anti-français, anti tout ce qui est autochtone et plus prompts, toujours, à défendre le Cor@n que la nature et sa préservation et l’équilibre entre l’homme et l’environnement.
    « L’écolazie », imposture pseudo-tendance.

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  8. perrin

    Le journaliste doit faire le buzz pour attirer la pub. En une demi heure (au plus) de TV il doit démontrer sa thèse forcément parcellaire avec un argumentaire du coup biaisé sinon partisan(antithèse connait plus).
    De plus le journaliste (comme l’amateur sur réseaux sociaux) n’est généralement expert en rien (mais devrait être curieux de tout) principalement sur les sujets scientifiques d’où trop souvent d’inepties énormes et des sources de rumeurs voire de complotisme: trop d’exemples pour cette discussion.
    Même si tout n’est pas parfait, la généralisation du cas particulier duquel on n’a déjà qu’une vision tronquée est on ne peut plus fréquente.Voir la réaction de mic88: je randonne dans une zone qui va du Donon à Bussang très fréquemment et ne constate rien de tel sauf quelques cas à relativiser que l’on n’est pas obligés d’attribuer à l’appât du gain(par exemple sur les parcelles malades) surtout quand on connait les faibles marges du secteur.
    Merci l’enstib

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  9. nanou

    dans les vosges comme dans d’autre de departement on coupe du bois pour beaucoup de chose mais je suis tout a fait d’accord avec mr mic88 mais quand on voit dans l’etat que laisse les bucherons et debardeurs la foret cest une honte et je ne parle pas des chemins

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    1. mic88

      Merci Nanou

      Je sais faire la différence entre des parcelles malades et les arbres sains
      La forêt est surexploitee et les forestiers ne la respectent pas. Il faut faire vite pour effectuer ces razzias

      Je ne suis qu un simple amoureux de la nature et je suppose que ceux qui approuvent cet article sont ceux qui trouvent leurs intérêts dans cette exploitation.

      Moi aussi je pense qu on devrait mettre du métal pour la flèche de Notre-Dame !

      Je sais de quoi je parle,
      Ceux qui défendent cet article

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  10. jean-paul petit

    Nom de bois!
    Les écolos très diplômés sont en train de se pencher sur le problème d’arithmétique posé par l’ENSTIB. Avec des calculettes bien sûr, parce que avec papier crayon, ils ne savent plus faire.
    Autrefois, c’était niveau CM2, aujourd’hui, bac+5?
    Bobo la tête, ils vont se réveiller avec la gueule de bois. Bon sang de bois, mais c’est bien sûr!
    Nous n’irons plus au bois, les chênes sont coupés…

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  11. Colibri

    Nos forêts sont moches avec leurs futaies régulières.
    Allez voir en Allemagne où il reste encore des pans de forêts avec des gros arbres et des essences variées….comme sont tristes les forêts d’épicéas malades !!!!
    Et effectivement, le Morvan complètement dénaturé est un triste exemple de ce que la gestion française des forêts sait faire.
    Arrêtez de vous congratuler, y a pas de quoi être fiers !

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  12. Encore

    Le problème est le même que dans bien d’autres secteurs. Oui on pourrait arrêter les engins forestiers au profit de méthodes plus douces, il faudrait alors que le bois se vende plus cher. Mais quand on voit le succès des meubles industriels ikea par rapport aux artisans, je doute que le consommateur soit prêt à payer 3 ou 4 fois plus cher la matière premiere. Ensuite on s’étonne que la forêt s’industrialise par pression économique.
    PS: l’Allemagne est un mauvais exemple pour critiquer la monoculture d’épicéa (que je ne porte pas dans mon coeur par ailleurs)

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  13. Benoit

    « Nos forêts pourront alors être mises sous cloche, revenir à l’état primaire, redevenir impénétrables et largement moins agréables pour la promenade ou la sortie VTT du dimanche »
    Quelle étrange idée de penser qu’un espace en bon état de conservation est hostile à l’homme…

    « Si la forêt est multifonctionnelle, elle est aussi l’une des meilleures illustrations de ce qu’est le développement durable. Les trois piliers du développement durable : social, écologique et économique s’y trouvent rassemblés mieux qu’ailleurs. »
    Ça, c’est le point de vue de l’auteur, il n’engage que lui.

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  14. Un lecteur attentif

    Je souscris à plusieurs commentaires sur l’état de nos forêts après exploitation. Vite fait pour faire le maximum de chiffres, désolant pour un habitué des bois. Mais le sujet du jour concernant le bois pour la cathédrale est comme tous les sujets actuels, « excuses » pour établir des polémiques sans fondement. Ces ignorants devraient se renseigner auparavant sur la véracité de ces propos et plutôt participer à une réflexion solidaire citoyenne pour le bien-être des individus contre la mainmise de nos chers grands élus libéraux sur les dossiers importants des « humains » devenus petit à petit des moutons de panurges. Notre avenir dépend de nos agissements solidaires, réagissons vite dans le respect de nos institutions.

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  15. voyons... !

    à ceux qui trouvent que les chemins sont  » ravagés  » en forêt.. arrêter d’y aller en voiture et allez y à pied :) ça n’empêche pas de marcher ! Tout le monde veut aller se promener, aller aux champignons , aux myrtilles… mais tout le monde à le cul dans sa voiture pour aller au plus prés !
    dans mon secteur il y a quelques chemins qui n’ont pas été remis en état OK mais ça n’empêche pas de marcher sur le côté des ornières.

    Quand à l’exploitation du bois, c’est de la gestion : il faut planter, laisser pousser puis couper .. puis replanter .. etc etc.. je ne vois pas en quoi couper serait choquant. Tout le monde dit qu’on est de plus en plus privé de liberté dans ce pays et tout le monde brandit des interdits dés l’instant qu’il n’est pas concerné .. marrant les Francais :)

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    1. EMBT

      Sommes nous obligés de marcher sur le côté des ornières. Si les chemins existent c’est pour être utilisés dans de bonnes conditions par tous.
      Ceux qui l’ont mis en mauvais état doivent réparés . Il n’est pas interdit aux sociétés et propriétaires des engins qui détruisent de réparer les chemins .
      Je peux vous dire que dans mon coin des chemins uniquement empruntés par des marcheurs et des cyclistes ont étés détruits par des engins forestiers . A certains endroits ce ne sont plus des flaques mais des énormes trous très dangereux pour les usagers en temps de pluie!! Ne nous voilons pas la face c’est une honte et je ne vous parle pas de l’état de la forêt.

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  16. sapin

     » Nos forêts pourront alors être mises sous cloche, revenir à l’état primaire, redevenir impénétrables et largement moins agréables pour la promenade ou la sortie VTT du dimanche » Je vais réagir à ces propos en tant que forestier et 40 ans d’expérience dans les Vosges et les alpes. Adepte d’une forêt gérée de manière douce et très lente, comme la croissance des arbres. Une forêt primaire est beaucoup plus belle et intéressante à visiter qu’une forêt cultivée, bois de très gros diamètre, bois morts en quantité et mélange des essences . J’ai vu les dernières forêts sauvages en Roumanie et aux USA, je sais de quoi je parle. Une forêt est elle faite pour les promenades le dimanche en VTT, jardinée et sage comme un parc urbain ??
    « L’effort de communication et de pédagogie sur la nécessité d’une gestion dynamique de la forêt porte aussi sur les générations de futurs acteurs que nous formons à l’ENSTIB » J’ai l’impression d’entendre parler un ingénieur de ‘LONF , vous avez dit gestion dynamique de la forêt ! ça veut dire quoi ça ? c’est ça que vous enseignez à l’enstib ? la gestion dynamique (ça fait moderne et dans le coup!) c’est des coupes plus fortes et plus rapprochées dans le temps, tout les 6 à 8 ans dans la sapinière, résultat, des forêts en souffrance et le dépérissement qui s’accentue avec le changement climatique. alors Oui le pillage des forêts est une réalité, en France comme ailleurs dans le monde.

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  17. JPS

    La monoculture est de toute évidence en train de détruire la forêt et l’économie forestière du massif vosgien, du côté vosgien comme alsacien. Qui est responsable de ce fiasco ?

    Par ailleurs il serait temps d’entamer une réflexion approfondie sur la pertinence du bois de construction, à l’heure où le changement climatique permet le développement fulgurant des xylophages et du mérule sur une partie de plus en plus significative du territoire.

    Le bois, c’est très bien … pour faire des arbres ! Mais sûrement pas pour créer des constructions durables et pérennes. Il existe aujourd’hui un lobby du bois très puissant qui nous ferait presque croire que le bois serait incombustible, imputrescible, résistant aux insectes, etc : quelle farce ! L’exemple très récent de l’incendie du Musée de la Moto d’Hochgurgl en Autriche – un véritable désastre patrimonial – devrait tous nous faire réfléchir.

    Les constructions bois se multiplient, du chalet kitsch déraciné, sans rapport aucun avec l’architecture vernaculaire, aux immeubles de grande hauteur, ça part dans tous les sens, sans aucune réflexion ni aucun recul quant à ce matériau aux propriétés plutôt médiocres et souvent additivé chimiquement ; je crains un réveil très douloureux dans 30 ou 50 ans lorsque ce matériau montrera son vrai visage.

    répondre
    1. Ouille.

      à part des suppositions dignes de madame Irma, rien n’étaye vos affirmations.
      Quand aux incendies, nous en avons eu quelques dizaines en ce début d’année sur les Vosges. Cela sur de solides maisons en  »dur  »…

      répondre
      1. JPS

        De très nombreux papiers scientifiques sont disponibles gratuitement en ligne pour étayer mes propos ; c’est un fait : le changement climatique favorise le développement du scolyte, du mérule et de la termite et leur emprise sur le territoire (national mais aussi européen) est en train d’exploser ; la propagation spatio-temporelle de cet insecte xylophage s’accélère. On pourra à ce sujet consulter par exemple le travail du projet de recherche TermiCentre porté par l’Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte de Université de Tours.

        Aujourd’hui seuls les romantiques et les inconscients construisent en bois. Malheureusement dans 50 ans, les conseillers ne seront pas les payeurs. Les ingénieurs, architectes, bureaux d’études, écoles privées et autres lobbys ne seront plus là pour épauler les petits propriétaires et copropriétaires qui devront faire face à des dépenses délirantes pour sauvegarder ce qui pourra l’être. Concernant les ERP et les IGH c’est bien entendu le contribuable qui sera sollicité.

        Le bois de construction devrait se cantonner aux usages que nos anciens lui réservaient : la grange, la remise, l’abri de jardin, qu’on appelait jadis « chalot » ou « chello » dans certains coins du département. Jusqu’à preuve du contraire la ferme vosgienne traditionnelle est d’abord une construction minérale, en granit, éventuellement en grès. Construire des MOB ou des fustes norvégiennes dans les Vosges constitue un non-sens architectural.

        En Alsace cela fait davantage sens mais on sait désormais que la sauvegarde et l’entretien d’une maison traditionnelle à pans de bois pose d’énormes défis techniques et surtout budgétaires.

        Concernant les incendies de bâtiments résidentiels, là encore, hélas, c’est souvent le bois de charpente et le bois de couverture qui s’en vont les premiers. Les murs minéraux et les dalles restent très généralement en place, contrairement au Musée Hochgurgl, tout juste sorti de terre, censé être un vaisseau amiral du bois lamellé-collé et qui a entièrement brûlé, emportant avec lui les trésors qu’il était censé protéger et conserver : un naufrage de l’ingénierie bois, un échec honteux parmi des milliers d’autres, passés et malheureusement surtout à venir.

        Si l’on peut aujourd’hui admirer les pyramides d’Egypte, le Colisée de Rome ou la Grande Muraille c’est d’abord parce que les bâtisseurs de l’époque ne se sont pas trompés de matériau.

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        1. ester

          Il me semble qu’aux ETATS UNIS , la majorité des maisons sont en bois ,par tous les types de climats chauds et froids.Certaines sont debouts depuis 1 siècle ou 2 ? Sauf erreur de ma part il ne semble pas avoir entendu parler des catastrophes dont vous parlez.

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          1. JPS

            Je ne connais pas l’étendue de la problématique xylophage aux USA, en revanche j’ai le souvenir d’images de quartiers entiers de maisons en bois dévastées par les tornades, balayées comme des châteaux de cartes. Des images qu’on verra plus rarement sur des bâtiments en briques, en pierre de taille, en ossature métallique ou en béton armé.

            Un bâtiment bois ne subsiste en réalité qu’au prix d’une lutte permanente contre les éléments naturels (UV, eaux pluviales, champignons, xylophages, etc), lutte qui ne peut se faire qu’à l’aide de produits chimiques souvent issus de l’industrie pétrolière : lasures, peintures, antimousses, vernis, antifongiques, traitements par injection, hydrofuges, ignifuges, colles etc. L’un de ces produits pourrait d’ailleurs être à l’origine du désastre ND de Paris (ce n’est bien sûr qu’une hypothèse qui a été évoquée, parmi d’autres).

            Les multiples carences du matériau bois doivent être systématiquement et régulièrement compensées par l’emploi de produits chimiques qui se retrouvent parfois dans les intérieurs (COV) mais surtout dans l’environnement du bâti (potager, nappes phréatiques, cours d’eau, etc.).

            Un volet bois, un garde-corps bois, un bardage bois ne remplissent finalement leur fonction que grâce aux produits chimiques dont ils doivent être imbibés tous les 2 ans ! Dans ces conditions, le bois peut-il encore être qualifié de matériau écologique ?

        2. Ouille

          Les pyramides, le Colisée ou la Grande muraille, c’etait de la pierre de taille.
          Plus personne ne construit comme ça maintenant.
          La plus ancienne construction en bois au monde date du VIII eme siecle..
          Il s’agit du Horyu-ji,un superbe temple japonais.

          répondre
          1. JPS

            Le VIIIè siècle ? C’est très jeune à côté des 6.000 ans des plus anciennes constructions humaines en pierres (qui se trouvent d’ailleurs en France). CQFD !

            Ce temple japonais a lui aussi été victime de plusieurs incendies. Ces bâtiments relèvent souvent du concept de « bateau des Thésée » : beaucoup d’éléments et parfois la totalité des éléments qui les composent ont été remplacés au fil du temps ; un objet dont tous les composants ont été remplacés par d’autres reste-t-il le même objet ?

          2. Ouille.

            Le seul et dernier incendie qui a détruit partiellement le Horuy-ji date de 670 après JC.

            L’incendie qui a ravagé le bâtiment en dur de la prestigieuse bibliothèque du Cap en Afrique du sud date d’Avril 2021.

            Notons aussi que la vingtaine de bâtiments qui ont brulés dans les Vosges depuis le début de l’année était tous construits en dur.
            Ils n’étaient il faut dire pas construits avec des pierres de 2 ou 10 tonnes comme le colisée ou la grande pyramide…

  18. JPS

    Lu ce jour dans le Républicain Lorrain : plusieurs dizaines de pavillons ossature bois vont devoir être démolis à Thionville car, je cite : « le traitement chimique dont aurait fait l’objet l’ossature en bois des maisons à l’époque de leur construction, dans les années 80, serait en cause ».

    Malheureusement ce n’est qu’un début, les scandales de ce type vont se multiplier. J’espère que les pouvoirs publics prendront conscience des problématiques posées par la construction bois avant que ça ne prenne les proportions du scandale de l’amiante.

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