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lundi 10 mai 2021
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L’enquête se poursuit pour retrouver Mia, 8 ans « La maman n’avait pas le droit de la voir seule », affirme le procureur de la République

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Une alerte enlèvement a été lancée ce mardi soir aux alentours de 21h. Mia Montemaggi, une fillette de 8 ans, a été enlevée au domicile de sa grand-mère maternelle, sur la commune de Les Poulières, à proximité de Bruyères.

Selon les informations données par le procureur de la République d’Epinal Nicolas Heitz, l’enfant était confiée à sa grand-mère par décision du juge des enfants d’Épinal du 11 janvier dernier, en qualité de tiers digne de confiance. La jeune Mia était par ailleurs suivie par les services éducatifs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et par une association habilitée. « La maman n’avait pas le droit de la voir seule », affirme le procureur de la République. Elle n’y était autorisée qu’en présence d’un tiers, et deux fois par mois.

« Fin décembre 2020, le parquet d’Épinal était destinataire d’un signalement indiquant notamment que l’enfant était confronté à la violence de sa mère, à l’endroit de son conjoint », explique le Procureur de la République. Il s’agit de violence verbale. « Elle était aussi confrontée à ses propos suicidaires, et à son refus de la scolarisation, malgré le rejet d’une demande d’instruction à domicile ». Ne répondant plus aux convocations, la mère aurait assimilé l’appareil judiciaire à « une organisation criminelle ». Elle aurait par ailleurs affirmé en fin d’année 2020 avoir pour projet de partir vivre en camping car avec sa fille pour « passer au dessous des radars de la société », selon ses propos rapportés par  Nicolas Heitz.

Mia Montemaggi était domiciliée chez sa grand-mère maternelle depuis plusieurs semaines. Lorsqu’elle a été enlevée ce mardi, la Gendarmerie a été chargée de l’enquête. Plus précisément la section de recherche de Nancy et la brigade de recherche de la compagnie de Saint-Dié. Une perquisition a eu lieu au domicile de la mère de l’enfant, qui n’a pas permis de la retrouver. L’alerte enlèvement a pris fin trois heures  après son déclenchement, mais l’enquête se poursuit. 30 signalements ont été reçus pendant la nuit et sont étudiés. Toute personne qui disposerait d’informations est appelée à contacter le 0 800 36 32 68 ou le 17.

Pour rappel, voici les descriptions données dans l’Alerte Enlèvement :

« Mia Montemaggi, fillette de 8 ans, de type européen, mesurant 1m30, yeux bruns, cheveux longs et bruns avec une frange, porteuse de petites boucles d’oreilles en or avec un dessin rouge, habillée d’un pantalon noir, d’un t-shirt, d’un gilet gris zippé avec des points dorés, d’une doudoune blanche avec des pois noirs et doublure en fourrure blanche, a été enlevée à Les Poulières (VOSGES) le 13 avril 2021 vers 11h30 par trois hommes, de type européen, deux âgés entre 25 et 35 ans, dont l’un serait porteur d’un tatouage en forme de croix au niveau du cou, et un troisième âgé de 45 à 50 ans.
Ils sont susceptibles de circuler à bord d’un véhicule VOLKSWAGEN de type transporter gris anthracite.
La fillette pourrait être accompagnée de sa mère Lola MONTEMAGGI, qui n’a pas le droit de la voir seule, âgée de 28 ans, 1m70, très mince, cheveux châtains clairs mi-longs, deux tatouages « étoiles » à l’intérieur d’un poignet, susceptible de circuler à bord d’un véhicule PEUGEOT 207 noir, immatriculé BZ 370 GZ ».




Une réaction sur “L’enquête se poursuit pour retrouver Mia, 8 ans

  1. Sénèque

    Et la violence de cet organisme pitoyable qu’est l’aide sociale à l’enfance. Allez sur ce lien, il est édifiant (entre autres) : https://www.youtube.com/watch?v=_twLnOLrc9Q
    Savez vous que les travailleurs sociaux les plus compétents, à la base, sont assujettis au pouvoir discrétionnaire de supérieurs hiérarchiques qui n’ont de formation que administrative ? Et que ces même salariés, ont une clause dans leurs contrats qui les menace de sanctions lourdes si ils osent dénoncer certains faits ? Au mieux ces lanceurs d’alerte se voient proposer une mutation avantageuse afin d’acheter leur silence…
    J’espère que de bons journalistes et des individualités ayant un poids social vont étudier de près ces réalités, et les dénoncer. Pour cette maman, je ne sais pas quelle est la réalité, mais ce pouvoir théocratique insupportable en démocratie est digne de la stasi (avec la manipulation et la dénonciation comme fers de lance), et même les juges n’osent les contredire. Ils utilisent comme personne les règles de la manipulation de Chomsky, détruisant tout sur leur passage tout en arborant l’étiquette « bienveillance » comme une médaille. D’ailleurs, à ce propos, l’habitude de cet organisme est de prendre les gens au dépourvu, sans jamais laisser l’opportunité d’appliquer le contradictoire, règle de base du droit. La séparation des pouvoirs est une des bases de notre constitution, et, là, on a un pouvoir absolu laissé à n’importe qui.
    C’est un scandale. L’alerte enlèvement a été très vite levée pour éviter que l’on fouine trop dans la réalité de leurs « petites affaires »… Par exemple, ils sont normalement sous l’autorité des départements, donc d’élus. Ils s’en moquent et les méprisent, avec le discours suivant : « eux ne sont rien, ils passent, nous on reste ». Staline aurait adoré…

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