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dimanche 28 nov 2021
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Veillée de Mémoire : les fressiauds dans la guerre de 14-18

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Communiqué

VEILLEE DE MEMOIRE : LES FRESSIAUDS DANS LA GUERRE DE 14 18

Vendredi 29 octobre 20 h 30 Salle de Spectacles
Maison des associations

« Un jour , mon père , il redescendait avec son équipe, ils ont été canardés ; ils se sont tous couchés par terre. Quand y s’est relevé , y avait une bonne femme qui était
à genoux avec un gosse dans les bras . Elle est arrivée encore à se mettre debout , elle a pris le gosse et l’a foutu dans les bras de mon père et elle a dit « vous vous en occuperez » , elle s’est affalée par terre . Il s’est baissé pour lui demander comment s’appelait le gosse , elle n’ plus rien dit , il lui a fermé les yeux . Il est redescendu au quartier  avec l’enfant , ma foi ! le lieutenant Lagamelle lui a dit « est ce que tu veux foutre de ce gosse là ? il est trop petit pour porter un fusil ! » Et puis le gosse est parti à l’assistance . Il a voulu le revoir , mais il ne l’a jamais revu ; il n’a plus cherché . »

Voici le souvenir de « l’enfant des Rameaux » rapporté par René Colle sur son père Henry , un sacré gaillard de la Guerre de 14 C’est un des souvenirs précieux et inédits que la veillée du 29 octobre mettra en relief et en musique avec 8 lectrices et lecteurs de l’association RECRE, et des musiques prenantes de Vivaldi interprétées par le trio Jean Claude Luçon au violon, Hélène Schneider et Georges Schneider, de Mirecourt, au violoncelle et à la clarinette .

Il s’agit là , à l’occasion des cérémonies du Centenaire du Monument aux Morts le 30 le lendemain, ,de la reprise de moments du Couarôge de mémoire de 2016,
que Vincent Decombis avait suscité avec des anciens de Fresse et des environs , à l’occasion des expositions annuelles que le Comité d’Histoire de Fresse avait lancées chaque année de 2014 à 2019 . Sur l’impulsion du Maire Dominique Peduzzi . Parmi ces témoins d’il y a 5 ans , déjà des disparus depuis : Leon Valdenaire ( Bitchon ) et Janine Gaidot . Il est dit que chaque ancien qui meurt est un livre qui disparait . C’est dire le précieux de ces moments méconnus de l’histoire, ainsi recueilllis encore à temps .

Un texte complet a été retranscrit fidèlement par Daniele Scanferla , du Comité d’Histoire

De cette histoire se déroulant de 1914 à 19 Jean Claude Luçon a tiré des moments saisissants pour le 29 octobre , en faisant : comme un poème prenant de la
guerre .Lectures mises en forme par Evelyne Defez . Où seront repris donc les témoignages de René Colle sur son père Henry ,preneur de bunkers, d’Agathe Boileau et Benoit Grosjean, sur leur aieul André Boileau blessé sous son cheval , devenu après maire de Fresse, de Leon Valdenaire sur Aimé Leduc , et sa grotte de Frère Joseph, en remerciement pour avoir survécu, de

Janine et Jean Pierre Drouhin, sur le grand père alsacien tué sous uniforme allemand, de Janine et Georges Gaidot sur Emile Parmentier et sa bouteille
d’eau …pas vraiment de Lourdes , de Maurice De Lamme sur son père marqué à vie après avoir transpercé un jeune allemand mourant en criant «  Mutter ! «  Mère ! Après cette évocation, en veillée, un dialogue s’effectuera avec la salle , au cours duquel seront aussi évoqués des souvenirs racontés  entre 2014 et 2016 par François Petitgenêt, et André Cornevaux,sur Camille Schutz, grand père de François, par Hubert Vansson, par Jean Marie Philippe, sur des morceaux de vie de la guerre de leurs anciens . Echanges enregistrés bien sûr au cours duquel seront ainsi recueillis et sauvés de l’oubli de précieux et nouveaux éléments de notre mémoire .

Un projet de publication est en cours, complémentaire à un premier article dans le Journal ,de la Voye, et au livre sur la guerre de 14 consacré aux morts de la commune

Un pot de l’amitié ponctuera ce moment de rencontre et d’émotion

Entrée libre 20 h 30 Salle de Spectacles de Fresse

Maison des associations

Communiqué




2 réactions sur “Veillée de Mémoire : les fressiauds dans la guerre de 14-18

  1. Antoine

    Merci pour l’information. Très intéressant.

    Je me permets de corriger: comme le dit le féminin et la prononciation locale, on dit Fressiots, et Fressiottes (et non pas …auds, …audes qui sonne plus lourd et me fait penser au nom des habitants d’un autre village de montagne…)

    Merci.

    répondre

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