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vendredi 28 jan 2022
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Bussang : plus d’un million de masques FFP2 fabriqués chez Fackelmann chaque mois

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L’entreprise Fackelmann est implantée à Bussang, où elle fabrique des sacs à aspirateurs. Avec la crise de la Covid-19, sa production s’est un peu diversifiée. Trois équipes spécialement formées pour la production des masques FFP2 ont été recrutées. C’est le même matériau de base qui sert pour les aspirateurs qui est utilisé pour les masques. 1 million d’euros d’investissement a été réalisé pour mettre en route la ligne de production.

« On produit 900 000 masques par mois », affirme Philippe Bothier, directeur commercial et marketing de l’entreprise Fackelmann à Bussang. Un nombre qui va monter à plus de 1 million dans les prochains jours. « On a connu un pic de vente extraordinaire sur internet », en fin décembre 2021. « On privilégie quand même le domaine médical dans notre clientèle ». Par exemple, Robé Médical, à Remiremont. « On a beaucoup de dentistes, de médecins, qui nous font des demandes ». L’Assemblée nationale a aussi passé une commande à l’entreprise. Un important succès, donc. « On a un peu de mal à répondre à toute la demande ». 10 millions de masques ont été produits en 2021. La capacité sera désormais de 15 millions.

Les masques doivent répondre à deux objectifs contraires. « Il faut qu’ils soient à la fois très filtrants, et qu’ils aient une très grande respirabilité », explique Philippe Bothier. La production est soumise à des règles strictes. « On insiste sur les tests, qui sont faits en permanence ». Le masque confectionné ici est formé de 10 couches de matériau filtrant. Ceux ci sont « assemblés par soudure à l’ultrason », explique Alexandre Thuillier, responsable de la production. Au cours de la production, une barrette nasale est ajoutée, puis ont passe à l’impression d’un marquage indiquant le type de masque et la date de péremption. Les bandes élastiques sont ensuite inséré, et le masque est découpé.

L’étape suivante est celle du contrôle de qualité : vérification de la conformité de l’élastique, testé à 1,3 kilos, contrôle de qualité de l’impression. Puis la ligne de production continue avec le robot de liaison, développé à Remiremont, qui est là pour « ramener un flot continu à la conditionneuse ». Nous arrivons donc à la dernière étape. Les masques sont emballés individuellement, puis placé dans leurs cartons. 10 masques sont par ailleurs prélevés toutes les 30 minutes pour effectuer des tests approfondis. « On va tester le taux de filtration et de respirabilité », affirme Alexandre Thuillier. Et un test de l’élastique est aussi réalisé.




5 réactions sur “Bussang : plus d’un million de masques FFP2 fabriqués chez Fackelmann chaque mois

  1. Jean-Paul Petit

    Bravo!
    Des entreprises locales travaillent pour le bien de la population et du pays. Le savoir-faire et la rigueur technologique de nos industries sont le garant de l’excellente qualité des produits proposés.
    Souhaitons la reconquête industrielle de nos usines laissées à l’abandon depuis trop longtemps, dans tous les domaines où nous excellions. C’est une question d’audace. Qui aura ce courage et cette volonté?

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    1. Ouille.

      Notre bien etre social doré sur tranche a tué notre industrie à petit feu.
      C’etait quasi ecrit d’avance…
      Et ensuite, qui aura le courage de payer un peu plus cher du made in France.
      Là ce n’est pas gagné non plus…

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  2. JOSEPHE88

    Effectivement, Il faut un peu de cran et un minimum de réflexion pour refuser l’achat de tous ces produits venus des 4 coins de monde, peu chers mais peu robustes ou encore exotiques mais polluants à l’extrême.
    Alors, lisons les étiquettes et préférons toujours ce qui nous est proche. Même avec des revenus modestes, on peut le faire.
    Par exemple, en n’oubliant pas le passé qui a vidé Bussang de ses tissages, de son usine de couverts et arts de la table en inox, de son thermalisme entre autre, mais également en pensant à l’avenir des enfants de cette vallée…..
    C’est ce que j’essaie de faire avec ma retraite qui diminue encore et toujours mais cela est un autre débat !

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  3. ENCORE

    une question me taraude l’esprit :
    avec le nombre d’industries Françaises qui ont repris la production de masques et la cadence à laquelle ça produit et en comptant sur un arrêt un jour de cette pandémie donc d’une consommation revenue  » comme avant  » … y’a un jour ou les stocks seront plein, non ? alors faudra de nouveau arrêter les lignes !

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