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vendredi 2 déc 2022
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La Bresse : 92ème édition du Prix Erckmann-Chatrian Deux des lauréats sont décédés depuis l’annonce des résultats

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Le « Goncourt Lorrain » posait ses valises ce samedi dans les Vosges. Après Remiremont pour l’édition 2020 et Nancy pour l’édition 2021, c’est La Bresse qui a été choisie cette année pour accueillir la Remise du prix Erckmann-Chatrian. Deux des lauréats sont décédés depuis l’annonce des prix. Ces derniers ont été remis à des proches.

Le 92e Prix Erckmann-Chatrian a été décerné le lundi 8 novembre 2021 en l’Hôtel de Ville de Metz à Jean-Paul Didierlaurent pour son roman « Malamute ». La Bourse d’Histoire a été attribuée à Philippe Contamine, de l’Académie française, pour son ouvrage : « Jeanne d’Arc et son époque, essai sur le 15e siècle français ». Le Jury a également remarqué « L’Épopée industrielle du massif des Vosges », de Damien Parmentier. La Bourse Lorraine a récompensé François Bitterly et Alain Beretta pour leur ouvrage « La Lithographie et les Imageries d’Épinal, 1796-1896 ». Le Jury a également remarqué les « Mémoires de Meuse, des sources à l’embouchure » de Xavier Van Der Stappen et « Erckmann-Chatrian, conteurs et moralistes » de Noëlle Benhamou. La remise des prix qui a eu lieu ce samedi à la Maison de La Bresse, en présence d’élus, écrivains, éditeurs et membres du comité, était un peu particulière, puisque deux des lauréats sont décédés depuis l’annonce des prix il y a quelques mois. C’est au fils de Philippe Contamine, qui s’est vu discerner la Bourse Histoire, qu’a été remis le prix.

Le Vosgien Jean-Paul Didierlaurent qui a remporté le prix qu’on appelle le « Goncourt Lorrain », est lui aussi décédé. « Malamute », l’ouvrage primé, était son quatrième roman. Son action se situe dans une station des Vosges, département dont est originaire, l’auteur qui plonge le lecteur dans l’atmosphère oppressante d’un huis-clos montagnard. Voici le résumé : « Le vieux Germain vit seul dans une ferme au coeur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l’hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d’engin de damage dans la station voisine. Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant. Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s’achever. Alors l’ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde… »

Une tradition de promotion de la culture française issue de Lorraine

Le 17 juillet 1913, Émile Hinzelin, écrivain, membre de l’Académie Française, et Georges Sadler, musicien et homme de Lettres, réunissent à Nancy une vingtaine de personnalités lorraines. Ils leur proposent la création d’une Société Erckmann-Chatrian. Le début d’une longue histoire. Durant la première Guerre mondiale, la Société consacre toute son énergie et ses moyens au soutien des réfugiés lorrains et alsaciens, à l’organisation de conférences, représentations théâtrales et autres manifestations culturelles destinées à rassembler les fonds nécessaires à ses activités. Depuis sa création, soutenu par les collectivités locales et territoriales de Lorraine, le Prix Erckmann-Chatrian est attribué tous les ans, sauf de 1940 à 1944. On devine pourquoi. Il acquiert très vite une belle notoriété : dès 1945, la presse nationale le baptise le « Goncourt Lorrain ».

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Le « Goncourt Lorrain » posait ses valises ce samedi dans les Vosges. Après Remiremont pour l’édition 2020 et Nancy pour l’édition 2021, c’est La Bresse qui a été choisie cette année pour accueillir la Remise du prix Erckmann-Chatrian. Deux des lauréats sont décédés depuis l’annonce des prix. Ces derniers ont été remis à des proches.

Le 92e Prix Erckmann-Chatrian a été décerné le lundi 8 novembre 2021 en l’Hôtel de Ville de Metz à Jean-Paul Didierlaurent pour son roman « Malamute ». La Bourse d’Histoire a été attribuée à Philippe Contamine, de l’Académie française, pour son ouvrage : « Jeanne d’Arc et son époque, essai sur le 15e siècle français ». Le Jury a également remarqué « L’Épopée industrielle du massif des Vosges », de Damien Parmentier. La Bourse Lorraine a récompensé François Bitterly et Alain Beretta pour leur ouvrage « La Lithographie et les Imageries d’Épinal, 1796-1896 ». Le Jury a également remarqué les « Mémoires de Meuse, des sources à l’embouchure » de Xavier Van Der Stappen et « Erckmann-Chatrian, conteurs et moralistes » de Noëlle Benhamou. La remise des prix qui a eu lieu ce samedi à la Maison de La Bresse, en présence d’élus, écrivains, éditeurs et membres du comité, était un peu particulière, puisque deux des lauréats sont décédés depuis l’annonce des prix il y a quelques mois. C’est au fils de Philippe Contamine, qui s’est vu discerner la Bourse Histoire, qu’a été remis le prix. Le Vosgien Jean-Paul Didierlaurent qui a remporté le prix qu’on appelle le « Goncourt Lorrain », est lui aussi décédé. « Malamute », l’ouvrage primé, était son quatrième roman. Son action se situe dans une station des Vosges, département dont est originaire, l’auteur qui plonge le lecteur dans l’atmosphère oppressante d’un huis-clos montagnard. Voici le résumé : « Le vieux Germain vit seul dans une ferme au coeur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l’hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d’engin de damage dans la station voisine. Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant. Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s’achever. Alors l’ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde… »

Une tradition de promotion de la culture française issue de Lorraine

Le 17 juillet 1913, Émile Hinzelin, écrivain, membre de l’Académie Française, et Georges Sadler, musicien et homme de Lettres, réunissent à Nancy une vingtaine de personnalités lorraines. Ils leur proposent la création d’une Société Erckmann-Chatrian. Le début d’une longue histoire. Durant la première Guerre mondiale, la Société consacre toute son énergie et ses moyens au soutien des réfugiés lorrains et alsaciens, à l’organisation de conférences, représentations théâtrales et autres manifestations culturelles destinées à rassembler les fonds nécessaires à ses activités. Depuis sa création, soutenu par les collectivités locales et territoriales de Lorraine, le Prix Erckmann-Chatrian est attribué tous les ans, sauf de 1940 à 1944. On devine pourquoi. Il acquiert très vite une belle notoriété : dès 1945, la presse nationale le baptise le « Goncourt Lorrain ». [gallery type="rectangular" link="file" size="medium" ids="342895,342883,342889,342881,342886,342898,342882,342892,342884,342885,342888,342890,342891,342894,342887,342893,342897,342896"]



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