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vendredi 9 déc 2022
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Remiremont : des habitants du Rhumont s’organisent face à la hausse des prix de l’énergie Une habitante fédère les locataires. Le directeur général de Vosgelis réagit à la situation.

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Capture d’écran 2022-05-04 110350

Perrine Schlatter, habitante du quartier du Rhumont, a décidé de fédérer les locataires 

Les habitants du quartier du Rhumont, à Remiremont, font face comme de nombreux français à une augmentation significative et brutale des provisions de charges locatives et de leur régularisation. Une situation qui met dans une grande difficultés de nombreux locataires aux revenus faibles. Perrine Schlatter, romarimontaine résidant dans le quartier, et par ailleurs conseillère à l’emploi, a décidé de mobiliser et fédérer les habitants.

En janvier, tout à commencé par une importante hausse des provisions de charges. « Avant, je payais 40 euros d’eau chaude ». La somme a maintenant atteint 87 euros. « En chauffage, je suis passée de 71 euros à presque 130 euros ». S’ajoute à cela une régularisation de charges « exorbitante ». « Quelle ne fut pas notre surprise quand on a reçu le régule de charge ». L’an dernier, Perrine Schlatter aurait récupéré quelque 300 euros. Cette année, on lui en demande 900 euros. « J’ai une personne qui a témoigné, on lui demande plus de 2 000 euros ». Des hausses spectaculaires. « A ces tarifs là, on se dit : ‘mais à quoi bon vivre dans un logement social ?’ ». La locataire pointe le manque d’information. « On ne nous a pas dit qu’on allait passer du simple au double ». « Il y a une grosse rupture de confiance avec le bailleur », souligne Perrine Schlatter. « Les gens sont en colère ».

Afin d’avoir des réponses et de « clarifier les choses », Perrine Schlatter a organisé une réunion il y a une semaine environ. Une soixante de personnes est venue témoigner. Il s’agit pour l’organisatrice de ce rassemblement de préparer une réclamation qui va être envoyée au maire, au député, au président du conseil départemental, ainsi qu’au président du conseil d’administration de Vosgelis. L’objectif est de « vérifier la véracité des propos de Vosgelis » , et « être attentifs ». Car, affirme-t-elle. « Avec toutes les hausses qui arrivent, ça risque de mettre les gens dans une précarité plus plus plus ». Perrine Schlatter a donc proposé aux habitants de remplir des tableaux pour comparer les sommes demandées pour l’eau chaude et le chauffage en 2021 et en 2022, le montant des provisions de charges et des régularisations de charges. Et pour la suite, des habitants vont s’organiser. « On va monter un (…) collectif ».

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Fabrice Barbe, directeur général de Vosgelis. Photo d’archive.

De son côté, le directeur général de Vosgelis, Fabrice Barbe se montre tout à fait conscient de la difficulté dans laquelle cette situation met de nombreux locataires. « Je mesure ce que ça peut représenter », notamment pour des personnes ayant de faibles revenus. « Il n’y a pas que les locataires du Rhumont qui sont impactés », mais ils le sont particulièrement. « Il y a des endroits où on a réussi à limiter l’impact, il y a d’autres endroits où c’est moins vrai », affirme Fabrice Barbe. Pa ailleurs, plusieurs facteurs seraient à prendre en compte : un hiver compliqué, et le conflit à l’Est du contient, évidemment. Selon le directeur général de Vosgelis, les locataires ont été informés, lorsque cela a été possible. « Le 15 février, personne ne savait qu’il allait y avoir la guerre en Ukraine ». Désormais, il convient de trouver des solutions.

A court terme, d’abord, pour faire face à une situation d’urgence. « La régularisation de charge, on l’étale sur l’année », explique Fabrice Barbe. Ce dernier invite par ailleurs les habitants qui rencontrent des difficultés à se rendre au point d’accueil Vosgelis situé au Rhumont. Là, « on regarde la situation de la personnes concernée », pour trouver les éventuelles aides possibles. « Sur place, au Rhumont, on a une équipe de trois gardiens et une chargée de clientèle. Un vrai personnel se proximité » pour aider les habitants. Sur le plus long terme, la solution serait dans la baisse de la consommation. « La meilleure énergie, c’est celle que l’on ne consomme pas », affirme le directeur général de Vosgelis. « Aujourd’hui, on est à marche forcée sur l’isolation des bâtiments », notamment dans le cadre du plan de relance. « On accélère le rythme ». L’entreprise procède à de nombreux travaux d’isolation thermique par l’extérieur.

Capture d’écran 2022-05-04 110350 Perrine Schlatter, habitante du quartier du Rhumont, a décidé de fédérer les locataires 

Les habitants du quartier du Rhumont, à Remiremont, font face comme de nombreux français à une augmentation significative et brutale des provisions de charges locatives et de leur régularisation. Une situation qui met dans une grande difficultés de nombreux locataires aux revenus faibles. Perrine Schlatter, romarimontaine résidant dans le quartier, et par ailleurs conseillère à l’emploi, a décidé de mobiliser et fédérer les habitants.

En janvier, tout à commencé par une importante hausse des provisions de charges. « Avant, je payais 40 euros d’eau chaude ». La somme a maintenant atteint 87 euros. « En chauffage, je suis passée de 71 euros à presque 130 euros ». S’ajoute à cela une régularisation de charges « exorbitante ». « Quelle ne fut pas notre surprise quand on a reçu le régule de charge ». L’an dernier, Perrine Schlatter aurait récupéré quelque 300 euros. Cette année, on lui en demande 900 euros. « J’ai une personne qui a témoigné, on lui demande plus de 2 000 euros ». Des hausses spectaculaires. « A ces tarifs là, on se dit : ‘mais à quoi bon vivre dans un logement social ?’ ». La locataire pointe le manque d’information. « On ne nous a pas dit qu’on allait passer du simple au double ». « Il y a une grosse rupture de confiance avec le bailleur », souligne Perrine Schlatter. « Les gens sont en colère ». Afin d’avoir des réponses et de « clarifier les choses », Perrine Schlatter a organisé une réunion il y a une semaine environ. Une soixante de personnes est venue témoigner. Il s’agit pour l’organisatrice de ce rassemblement de préparer une réclamation qui va être envoyée au maire, au député, au président du conseil départemental, ainsi qu’au président du conseil d’administration de Vosgelis. L’objectif est de « vérifier la véracité des propos de Vosgelis » , et « être attentifs ». Car, affirme-t-elle. « Avec toutes les hausses qui arrivent, ça risque de mettre les gens dans une précarité plus plus plus ». Perrine Schlatter a donc proposé aux habitants de remplir des tableaux pour comparer les sommes demandées pour l’eau chaude et le chauffage en 2021 et en 2022, le montant des provisions de charges et des régularisations de charges. Et pour la suite, des habitants vont s’organiser. « On va monter un (...) collectif ». [caption id="attachment_343204" align="alignright" width="333"]IMG_1448 Fabrice Barbe, directeur général de Vosgelis. Photo d'archive.[/caption] De son côté, le directeur général de Vosgelis, Fabrice Barbe se montre tout à fait conscient de la difficulté dans laquelle cette situation met de nombreux locataires. « Je mesure ce que ça peut représenter », notamment pour des personnes ayant de faibles revenus. « Il n’y a pas que les locataires du Rhumont qui sont impactés », mais ils le sont particulièrement. « Il y a des endroits où on a réussi à limiter l’impact, il y a d’autres endroits où c’est moins vrai », affirme Fabrice Barbe. Pa ailleurs, plusieurs facteurs seraient à prendre en compte : un hiver compliqué, et le conflit à l’Est du contient, évidemment. Selon le directeur général de Vosgelis, les locataires ont été informés, lorsque cela a été possible. « Le 15 février, personne ne savait qu’il allait y avoir la guerre en Ukraine ». Désormais, il convient de trouver des solutions. A court terme, d’abord, pour faire face à une situation d’urgence. « La régularisation de charge, on l’étale sur l’année », explique Fabrice Barbe. Ce dernier invite par ailleurs les habitants qui rencontrent des difficultés à se rendre au point d’accueil Vosgelis situé au Rhumont. Là, « on regarde la situation de la personnes concernée », pour trouver les éventuelles aides possibles. « Sur place, au Rhumont, on a une équipe de trois gardiens et une chargée de clientèle. Un vrai personnel se proximité » pour aider les habitants. Sur le plus long terme, la solution serait dans la baisse de la consommation. « La meilleure énergie, c’est celle que l’on ne consomme pas », affirme le directeur général de Vosgelis. « Aujourd’hui, on est à marche forcée sur l’isolation des bâtiments », notamment dans le cadre du plan de relance. « On accélère le rythme ». L’entreprise procède à de nombreux travaux d’isolation thermique par l’extérieur.



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