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vendredi 19 août 2022
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Urbanisme touristique : danger Communiqué de La Bresse Environnement

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La Bresse

Photo d’illustration 

Communiqué de La Bresse Environnement 

La Bresse, Gérardmer, une frénésie d’urbanisation à vocation touristique aux conséquences dévastatrices … Qui s’en soucie ?

Accueillir toujours plus de visiteurs, réaliser toujours plus d’aménagements, délivrer toujours plus de permis de construire pour résidences secondaires, locations saisonnières : l’urbanisation galopante et la surfréquentation sont devenues le lot de ces deux communes des Hautes Vosges, qui depuis des décennies vivaient convenablement d’un tourisme raisonnable et économiquement rentable où locaux et visiteurs cohabitaient en harmonie. Jusqu’à ce que s’impose discrètement, une nouvelle politique touristique, promue et entérinée par des élus, refusant de prendre la mesure de ce qu’un tel développement effréné, devenu hors contrôle, va générer comme conséquences délétères.

Nuisances incontestables pour les habitants et l’environnement – Déni des politiques

Le constat est d’ores et déjà fort inquiétant : baisse importante de la population dans les deux villes, flambée des prix de l’immobilier empêchant les jeunes de se loger, de nombreux logements vides hors saison et des infrastructures insuffisantes en saison, pénurie d’eau, sources taries, accélération du ruissellement des eaux liée à l’artificialisation des sols, sans oublier les incivilités et les nuisances sonores qui en se multipliant sont préjudiciables à la quiétude des habitants. Plus largement l’urbanisation touristique non maîtrisée a entraîné une surfréquentation du Massif des Vosges et l’empreinte sur notre environnement faunistique et floristique s’avère plus que préoccupant.
Alarmant, préoccupant, inquiétant ? Une situation qui cependant ne semble ni alerter, ni émouvoir les élus gérômois et bressauds, à tel point que Madame Crouvezier, maire de La Bresse, dans le bulletin municipal du mois de juin nous raconte, en dépit de ce que tout un chacun peut constater :
« La Bresse n’accueille aujourd’hui pas plus de touristes en période de pointe qu’auparavant, mais la tendance est à la fréquentation en 4 saisons, avec des séjours plus courts, et davantage en dehors des périodes de vacances scolaires. ». ? A vouloir ignorer les problèmes, méthode consistant à ne pas les affronter, on fait de l’inaction son modèle. Comment Madame le maire nous expliquera-t-elle la multiplication des locations saisonnières et autres résidences secondaires ?
Plutôt que de considérer, à la lumière des dysfonctionnements qui prolifèrent, qu’une réflexion s’impose, les maires de Gérardmer et de La Bresse, ne proposent comme issue que l’habituelle fuite en avant vers le toujours plus. Leur nouveau mantra, le « tourisme 4 saisons » illustrant leur absence d’imagination et de vision à moyen et long terme. Les Vosges future réserve couverte de parcs de loisirs, d’aménagements mécaniques et de terrains de jeux à destination de consommateurs formatés. A se demander si les élus bressauds et gérômois résident sur place, seraient-ils les seuls à ignorer le foisonnement de constructions, chalets en tous genres abondamment équipés de piscines, jacuzzi, spa, grands gaspilleurs d’eau, envahissant vallées et versants. Ou sont-ils trop occupés dans leurs mairies à délivrer des permis de construire ad nauseam, pour en apprécier les conséquences ? On peut d’ailleurs légitimement se demander s’ils n’organisent pas une course de lenteur pour la révision des PLU (Plan Locaux d’Urbanisme), laissant de fait les choses en l’état, et par conséquent la porte ouverte aux opérateurs de tourisme et autres prédateurs.
Et nous ne parlons pas du recensement des zones humides toujours différé, encore une réglementation qui avec un PLU un peu plus contraignant pourrait freiner l’urbanisation touristique galopante.

Promoteurs et vendeurs se frottent les mains car les acheteurs souvent belges, luxembourgeois font s’envoler les prix, et pourtant ces dérives n’ont pas manqué d’interpeller les media nationaux qui pour la plupart ont traité le sujet. Un comble tout de même. Dans sa récente publication du mois de juin « Gérardmer Patrimoine Nature », l’association du même nom pointe cet intérêt :
« Suite à l’article du Figaro début mars, [A Gérardmer , les habitants poussés dehors par la flambée des prix] les deux grandes chaînes nationales font écho de notre problématique (13h de France 2 et 20h de TF1, le 24 mars) …les agents immobiliers locaux se félicitent de la forte demande des acheteurs du Benelux : « qui ont un peu plus les moyens que la clientèle locale. Et les locaux… Je pense qu’y z’essaient de partir en périphérie ». La flambée des prix (près de 40% en 5 ans) ne ralentit pas les commandes ».
La messe est dite… Circulez il n’y a rien à voir ! La course au profit est prioritaire.
Cette dynamique association gérômoise, depuis presque trois années a décidé de cibler l’urbanisme, car il y avait urgence à revoir des règles de construction trop permissives. A l’issue de plusieurs débats, réunions, pour l’association la conclusion qui s’impose aujourd’hui, doit être une prise de conscience globale, assortie d’une participation citoyenne. Rappelant pour mémoire que la Convention Citoyenne pour le Climat a démontré que des personnes non expertes, pouvaient construire des propositions inventives et réalisables pour répondre à des questions complexes.

Quand le tourisme devient une plaie ici et ailleurs… Solutions expérimentées et/ou proposées.

La liste des villes concernées en France par cette problématique ne cessant de s’allonger, un certain nombre d’entre elles ont décidé de réagir, afin de lutter contre la densification urbaine et la surfréquentation : Chamonix, Megève, La Clusaz, Bozel, Biarritz, les Sables d’Olonne, Saint Malo, Honfleur…Ces municipalités proposent des solutions innovantes, tels des nouveaux règlements pour favoriser le logement à l’année, un statut de résident en Bretagne pour diminuer le nombre de résidences secondaires, freiner la spéculation immobilière et la hausse des prix etc. Si d’autres régions très touristiques se mobilisent sur ce problème, pourquoi pas chez nous ? Il suffit d’une volonté politique et d’une vision d’avenir, que voulons-nous pour notre territoire ? La question est clairement posée , les réponses sont à présent urgentes. Face au changement climatique, à la sécheresse, aux pénuries d’eau devenant récurrentes… notre beau Massif vosgien ne peut plus, ne pourra plus soutenir l’invasion touristique programmée par ses élus à tous les niveaux, et le « tourisme 4 saisons » de se métamorphoser bientôt en « pénurie d’eau 4 saisons ».

Écoutons Vincent Munier qui réside sur les hauteurs vosgiennes à quelques kilomètres de Gérardmer :
« Autour de ma maison c’est hallucinant en l’espace de 20 ans comme on n’a aucunement respecté le vivant, ne serait-ce qu’un bel arbre, un beau chêne qui trône au milieu d’un champ, les haies… et j’ai pu voir que tout s’est détérioré quoi, et c’est assez bizarre, c’est assez viscéral quand tu as grandi dans ce milieu là et, que tu as passé du temps, que tu as eu des émotions fortes. Ca, c’a m’a construit…quand tu vois que ce monde là part en vrille, en décrépitude, c’est intérieur, ça te fait super mal »
(Extrait du film « La Panthère des Neiges » de Vincent Munier et Marie Amiguet)

le 18 juillet 2022 – La Bresse environnement

La Bresse environnement – association loi de 1901 – 13 rue du Hohneck 88250 La Bresse
labresse.environnement@gmail.com 06 95 38 24 69

Communiqué de La Bresse Environnement 




9 réactions sur “Urbanisme touristique : danger

  1. malice

    plein de vérité dans cet article et un appel à réfléchir et à penser autrement ….
    Nous devons penser à ce que nous allons laisser aux générations derrière nous.

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  2. Tom

    et encore les écolos intégristes , qui font une fois de plus dans la polémique.

    Est-ce qu’ils pensent aux gens qui vivent du tourisme .

    Et que seraient les Vosges sans le tourisme, quand on voit dans quel état se trouve l’industrie !!

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    1. laurent béria

      Etes-vous cinglé ?
      Des retraités de la fonction publique parisienne, militants post-trotskistes refoulés, pétants dans la soie de retraites bien garnies, à la geule plus usée que les bras et qui viennent faire la leçon aux « ploucs » locaux qui travaillent dur et se lèvent tôt et leur expliquer comment se passer du tourisme pour faire vivre une montagne qu’il faut faire partager à ceux qui n’ont rien, ou peu.
      Mais les miséreux, aux peu de moyens, c’est pas leur problème !
      J’oubliais… la tautologie et les plans resserrés sur des témoins bien à propos, l’illusion du village Potemkine, sont dignes de la propagande de Cuba ou Pyongyang.

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    2. robert

      Tout misé sur le tourisme est une erreur. Le fric nous mène tout droit dans le mur. Nos communes ce vide de leurs habitants, combien de maison au volet fermé 9 mois sur 13? Nos jeunes ne peuvent plus ce logé ! Il est encore temps de réagir.
      Nos politiques ne font pas grand chose, dans quelques mois l urbanisme va devenir une compétence de la comcom, nos maires n aurons plus le pouvoir sur l aménagement du territoire. L intérêt communautaire primera sur l intérêt Communal. Il y a des exemples en France où des communes ce sont vu imposé des supermarchés ou des industries.
      Une politique du logement accessible au smicard doit être la priorité. On voit apparaître des locations de luxe dont la plupart des habitants de nos vallées ne peuvent même pas ce payé.
      Quand on voit qu a Marseille on impose l accessibilité des calanques sur inscription pour réduire la destruction des sites, on est en droit de ce posé des questions sur le tout tourisme. Cet à nos élus de la comcom d attirer l industrie ( la vrai pas comme la medelle) .
      C’est pas gagné, quand on voit l avancer de celle ci !
      Le tout tourisme a ces limites, en ces jours compliqués de pénurie d eau ou l on demande aux habitants de ce restreindre, quid du doublement voir plus de la population en période estivale ?
      Il est du devoir de la comcom de lancer une grande réflexion démocratique avec les habitants, et non pas avec des bureaux d études si souvent utilisé pour des rapports tombée aux oubliettes !

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      1. Bingo.

        Faute de grive on mange du merle .
        On mise sur le tourisme par defaut.Le tout social cher à notre pays, les 35 heures, la mondialisation, ont aneanti notre industrie.
        5 millions d’emplois directs et indirects perdus en 45 ans.

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  3. lerouge

    si nos ainés, élus et citoyens, avaient eu la même démarche lors de la
    désindustrialisation de nos territoires, à partir des années 1990…. sauver nos territoires et non pas survivre !

    Finis nos usines, mais ns avons eu les 35 heures… avec toutes les conséquences que l’on connaît….

     » Un rapport récent confirme le déclin de l’hôpital suite aux 35h, avec
    aucune embauches pour compenser ds les services,puis un désintérêt des métiers, un burn-out du personnel… Et puis les technocrates ont crée l’ARS : la cerise sur le gâteau… »

    Le problème actuel de nos élus : gérer le court terme, le temps de leur mandat, pour se faire réélire ?
    Mais long terme, pensent-ils à leurs enfants ?

    Bon jour

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    1. baba

      l argent le nerf de la guerre ,plus l égoisme grandissant de l homme ,avant de prendre des décisions importantes nos élus devraient demander aux habitants leurs avis et ne pas faire comme ils veulent rien ne leur appartient

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  4. Sylvain

    Je ne vois pas ce que les 35h viennent faire la dedans ?
    On peut constater la création d un mille feuilles administratif qui non rien changer. Ars , comcom, pays ect…
    On transfert les compétences aux comcom sans aucune amélioration, on a juste créer de nouveaux postes ! L effet inverse du but . Pour une bonne démocratie il est temps de consulter les citoyens. Un conseil de développement existait sur la grande comcom, vite oublié par nos élus.
    On est en droit de ce demandé à quoi ça sert ces machins ?
    Remettre l humain au cœur des débats.

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  5. Maitre Corbeau

    Bonjour à tous . Je n’habite pas la Bresse , ni Gérardmer . Je plains les habitants qui ne sont plus chez eux et qui ne peuvent y rester . J’allais souvent me promener dans ces villes sympas , mais maintenant , notamment à cause de la surfréquentation je préfère aller ailleurs . Dommage , mais nous nous sentons plus à notre place . Le tourisme étouffant a eu raison de nous .

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