Search
samedi 3 déc 2022
  • :
  • :

Bussang : Philippe Martinez (CGT) vient parler Europe sociale et lutte contre l’extrême droite A l’occasion d’un rassemblement de syndicats européens

Écouter cet article
image_pdfimage_print

Le comité régional CGT Grand-Est et la fédération allemande de Verdi des services et commerces organisent un séminaire cette semaine au centre Azureva de Bussang. Ce mercredi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est venu participer aux échanges, notamment sur deux thèmes centraux : la politique sociale de l’Union Européenne et la montée des partis dits « d’extrême droite » dans différents pays du continent.

Ce séminaire regroupe quelque 130 participants. Des syndicalistes Français et Allemands, mais aussi Belges, Luxembourgeois, Autrichiens, Hongrois et Italiens. Le caractère multilingue de l’audience a donné beaucoup de travail aux traductrices installées dans une cabine à l’arrière de la salle. Le fait de se rencontrer, entre syndicalistes de différents pays du continent, « ça permet de mieux connaître les réalités des uns et des autres (…) pour mieux militer ensemble », affirme Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Au coeur des échanges, donc, l’Europe sociale en cette période de guerre à l’Est du continent et de crise inflationniste, ainsi que la montée des idées d’extrême droite.

La première table ronde était animée par Emmanuel Vire, du SNJ CGT, et rassemblait notamment Ralf Nix, de Verdi, Jean François Tamellini, pour FGTB, et le député Dominique Potier. Pouvoir d’achat, définition du salaire, smic. Les sujets étaient variés. La CGT porte notamment une revendication concernant la réglementation européenne. « Il y a besoin que la charte sociale soit contraignante pour les Etats », explique Philippe Martinez, qui constate un « deux poids, deux mesures » dans l’application de la feuille de route de l’UE. La politique économique de l’institution bruxelloise appliquée, mais pas la politique sociale.

Autre sujet de discussion : les succès électoraux de mouvements conservateurs, souverainistes ou populistes dans différents pays. « Partout en Europe, l’extrême droite monte », affirme le secrétaire général de la CGT. Face à cette situation, « le syndicalisme a une grande responsabilité ». Selon Philippe Martinez, les mouvements d’« extrême droite » ne « défendent pas les plus modestes ». Pourtant, si l’on prend notamment le cas français, l’étude de la démographie électorale le montre, le « monde du travail », les classes moyennes et modestes, font largement le choix du Rassemblement National.

Ces électeurs, il ne s’agit « pas de les culpabiliser », affirme le leader CGT, mais de « leur montrer la réalité du programme social de l’extrême droite ». Lors de la dernière élection présidentiel, Philippe Martinez avait appelé au traditionnel barrage à la candidate du R: « Pas une voix du monde du travail pour l’extrême droite ». Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé, comme le montre notamment l’analyse proposée par le journal L’Express : « Les ouvriers ont voté à 68% en faveur de la candidate du Rassemblement national. Marine Le Pen a également été préférée par les employés (54%) ».

 

 

[gallery type="rectangular" link="file" size="medium" ids="354740,354733,354734"]

Le comité régional CGT Grand-Est et la fédération allemande de Verdi des services et commerces organisent un séminaire cette semaine au centre Azureva de Bussang. Ce mercredi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est venu participer aux échanges, notamment sur deux thèmes centraux : la politique sociale de l’Union Européenne et la montée des partis dits « d’extrême droite » dans différents pays du continent.

Ce séminaire regroupe quelque 130 participants. Des syndicalistes Français et Allemands, mais aussi Belges, Luxembourgeois, Autrichiens, Hongrois et Italiens. Le caractère multilingue de l’audience a donné beaucoup de travail aux traductrices installées dans une cabine à l’arrière de la salle. Le fait de se rencontrer, entre syndicalistes de différents pays du continent, « ça permet de mieux connaître les réalités des uns et des autres (…) pour mieux militer ensemble », affirme Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Au coeur des échanges, donc, l’Europe sociale en cette période de guerre à l’Est du continent et de crise inflationniste, ainsi que la montée des idées d’extrême droite. La première table ronde était animée par Emmanuel Vire, du SNJ CGT, et rassemblait notamment Ralf Nix, de Verdi, Jean François Tamellini, pour FGTB, et le député Dominique Potier. Pouvoir d’achat, définition du salaire, smic. Les sujets étaient variés. La CGT porte notamment une revendication concernant la réglementation européenne. « Il y a besoin que la charte sociale soit contraignante pour les Etats », explique Philippe Martinez, qui constate un « deux poids, deux mesures » dans l’application de la feuille de route de l’UE. La politique économique de l’institution bruxelloise appliquée, mais pas la politique sociale. Autre sujet de discussion : les succès électoraux de mouvements conservateurs, souverainistes ou populistes dans différents pays. « Partout en Europe, l’extrême droite monte », affirme le secrétaire général de la CGT. Face à cette situation, « le syndicalisme a une grande responsabilité ». Selon Philippe Martinez, les mouvements d’« extrême droite » ne « défendent pas les plus modestes ». Pourtant, si l’on prend notamment le cas français, l’étude de la démographie électorale le montre, le « monde du travail », les classes moyennes et modestes, font largement le choix du Rassemblement National. Ces électeurs, il ne s’agit « pas de les culpabiliser », affirme le leader CGT, mais de « leur montrer la réalité du programme social de l’extrême droite ». Lors de la dernière élection présidentiel, Philippe Martinez avait appelé au traditionnel barrage à la candidate du R: « Pas une voix du monde du travail pour l’extrême droite ». Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé, comme le montre notamment l’analyse proposée par le journal L’Express : « Les ouvriers ont voté à 68% en faveur de la candidate du Rassemblement national. Marine Le Pen a également été préférée par les employés (54%) ». [gallery type="rectangular" link="file" size="medium" ids="354748,354747,354741,354749,354734,354733,354751,354736,354739,354753,354738,354752,354744,354745,354750,354740,354746,354735,354732,354743,354730,354742,354731,354737"]    



19 réactions sur “Bussang : Philippe Martinez (CGT) vient parler Europe sociale et lutte contre l’extrême droite

      1. Houlà.

        On voit depuis 40 ans dans quel etat de déliquescence à TOUS niveaux la politique  »delta-planesque » de gauche, armée de ses divers moyens de pressions ( associations microscopiques d’extreme gauche mais grassement subventionnées ) a conduit le pays.

        Explosion de la dette et paradoxalement, des taxes et impots.
        Justice totalement laxiste et debordée.
        Lois totalement incohérentes ou ( et ) inapplicables ( squatteurs, expulsions des délinquants étrangers, ..)
        Explosion de l’ insecurité sur les personnes.
        Immigration economique hors de controle et en refus d’intégration.
        Laicité en lambeaux.
        Démantèlement du nucleaire et perte de notre souveraineté energetique.
        Désindustrialisation galopante.
        Culture et enseignement dans le caniveau.
        4 eme age dans des mouroirs hors de prix.
        Services publics en déshérance (santé, éducation,police, services de proximité .)
        Appauvrissement general des classes populaires et des classes moyennes
        Campagnes à l’abandon.

        répondre
        1. Lucien

          et le nouveau scoop, dissoudre l’assemblée nationale, si on ne va pas vers ses idées; comment voulez vous que les français s’intéressent à la politique , ça ne s’arrange pas d’années en années, on a eu le covid là les facturse énergétiques vont dépasser la catastrophe pour bcp entreprises comprises , accrochons les wagonnets l’union fait la force

          répondre
          1. Bingo.

            Brandir la dissolution est une arme à double tranchant ( Chichi l’avait experimenté en son temps…. )

            Macron voudrait ainsi insciter certains deputés qui seraient soucieux de perdre leur rente parlementaire de ne pas voter une motion de censure.

            Mais en cas de dissolution , le gros risque pour le parti Renaissance
            ( ex LREM ) serait de passer de 169 députés à moins de 100.
            Il est possible egalement pour un RN de plus en plus decomplexé et accepté par les electeurs, de se retrouver avec 150 députés

        2. Olivier Bedel

          A vous lire, c’est plus la France mais le Bengladesch. Vous allez finir par vous faire du mal en voyant tout en noir…
          La politique « deltaplanesque » dites vous. A hurler de rire. Où allez vous chercher des arguments pareils ?
          Qu’est ce qu’on s’amuse avec vous.
          Sans blagues, la France n’a jamais été aussi riche. Il suffit de regarder un peu autour de soit.
          Un petit conseil : arrêtez de regarder Cnews toute la journée…

          répondre
          1. Houlà.

            Le dogme et ses oeuilleres…
            3000 milliards de dettes ( 45 000 euros par francais ). Nous sommes richissimes.

            Sinon je vous conseille effectivement Cnews .
            Les D’ornellas, Bilger, Block coté, Praud, Messiha, Elisabeth Levy,Christine Kelly ,Goldnadel, Marc Menant,Dimitri Pavlenko dans la tranche 19 > 21 sont excellents. Et ça nous change de la soupe propagandiste du service public

            Au fait, comme tout s’améliore, la France vient de passer 27 eme mondiale dans le classement des pays les plus surs.
            Devancée maintenant par le Mexique. :)

          2. Lucien

            regardons la France d’avant et regardons là maintenant avouez que si on continue dans cette lancée ……..il y a de quoi s’inquiéter largement

          3. Fr. Laubacher

            Etes-vous allé, récemment, au Bengladesh ?…
            Si ce n’est pas le cas … vous seriez surpris ! …
            Soyez SVP respectueux de ce pays si vous voulez qu’on le soit avec vous ….
            La France est surtout riche, trop riche de … gens comme vous qui vivez au biberon de cette information ô combien partielle et partisane… comme si la France était seule au monde !
            Regardez autour de vou, autour de nous, questionnez et observez et vous verrez qu’il n’y a de richesse que d’hommes mais d’hommes qui ont envie d’entreprendre de faire de construire … et non l’inverse! …

      2. laurent béria

        Ne seriez vous pas du genre  » Puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple » ?
        Un peu fasciste ?
        Nazillon qui s’ignore ?

        répondre
        1. Olivier Bedel

          Je me réserve la possibilité de porter plainte contre vous. De quel droit vous permettez vous de m’insulter de la sorte. Qui êtes vous ? Pour qui vous prenez vous ? Je ne comprends même pas que l’on puisse tenir de tels propos. C’est indigne ! Je ne comprends pas non plus que Gérardmer Info diffuse des propos aussi nauséabonds.
          Je conserve des captures d’écran qui pourront m’être utiles.

          répondre
  1. à ke yéyé.

    Plutot que d’appeler à faire barrage au RN, le CGTiste Martinez ferait mieux de se demander pourquoi sa maison mére le PCF, est passé de 30 % d’electeurs en 1947, à 2 % en 2022.

    répondre
    1. Olivier Bedel

      C’est sûr, on voit le résultat. Trump aux Etats Unis, la cata. Poutine en Russie, la guerre. Le Brexit au Royaume Uni : la déliquescence… On n’a pas fini de rigoler avec le trio de pieds nickelés Meloni, Berlusconi, Saviani. On en reparle dans 3 mois.

      répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.