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lundi 30 jan 2023
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Atteinte de sclérose en plaque, Elodie Pierre a gravi le Mont Kenya Un défi personnel et physique hors du commun !

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Elodie Pierre

Elodie Pierre est une jeune femme de 40 ans originaire de Dommartin-lès-Remiremont. Elle est infirmière. En 2006, elle découvre qu’elle est atteint de sclérose en plaque (SEP). Une première poussée qui la plonge dans le monde de cette maladie quelques mois après la naissance de sa fille. Mais, Elodie Pierre est avant tout une battante qui a décidé que la SEP ne guiderait pas sa vie. Elle avait un défi qu’elle vient de réaliser brillamment. Gravir le Mont Kenya pour se dépasser et pour tous les autres malades.

Elodie Pierre est mariée et mère de trois enfants. Deux filles de 12 et 16 ans et un petit garçon de 3 ans ½. Lorsqu’elle a découvert qu’elle était porteuse de la sclérose en plaque, elle n’était âgée que de 24 ans. Depuis elle a fait deux nouvelles poussées en 2020 et en 202. « Là ça a été un coup dur et j’ai dû faire face à la réalité après 13 ans de tranquillité. On a démarré les traitements. Heureusement, je ne suis pas dans les cas les plus graves. J’ai refait une crise en 2020 après avoir attrapé le Covid, période où j’étais fatiguée. Puis en mai et en octobre 2021. En 2020, mon œil droit a baissé et j’ai perdu tous les contrastes et j’ai eu des douleurs dans la jambe droite. Là, je me suis dit je ne peux pas rester comme ça. Il faut que je fasse quelque chose maintenant tant que je peux ».

Le Mont Kenya comme une évidence

C’est un soir en regardant la télévision avec son mari qu’elle a découvert le mont Kenya. Elle a tout de suite su que cette ascension serait son défi face à la maladie et pour tous les malades atteints de la SEP. «  Je voulais un endroit où il n’y avait pas grand monde, un lieu pas trop connu. C’était le sommet de la résilience. Je voulais le faire tant que je pouvais ». Un défi que son mari et ses enfants ont tout de suite soutenu.

De longs mois de préparation physique

S’en est suivie une lourde préparation physique. Pendant 11 mois, elle a fait de la marche avant d’intensifier le rythme les trois derniers mois avec une grosse randonnée par semaine et du renforcement musculaire 5 fois par semaine sans oublier de la course à pied trois fois par semaines. «  Je savais que l’ascension allait être dure . A partir de 4 000 mètres d’altitude le moindre effort est décuplé.

« Arrivée au sommet j’ai tout lâché »

Elodie Pierre a pris l’avion. A l’aéroport, elle a fait la connaissance de cinq autres randonneurs. L’ascension  a débuté le 4 octobre dernier  et vendredi matin la jeune femme avait atteint le sommet à 4 985 mètres. « J’ai eu un gros coup de mou quand on est passé de 3 300 à 4 200 mètres. On a fait une pause avant de repartir. J’avais besoin d’être seule face à moi-même. Ce défi était autant physique que mental ». Mais elle l’a fait, et enfin arrivée, elle a pleuré. « Ce n’était pas possible que je n’arrive pas en haut. Arrivée en haut, je me suis appuyée sur un rocher et j’ai tout lâché. J’ai pleuré de fierté. Jamais, à aucun moment, je n’ai remis en question d’atteindre mon but. Par la méditation, j’ai réussi à fixer autre chose que ma souffrance. J’ai pensé à tous les malades et leurs proches que j’ai emmené avec moi là-haut. Je voulais mettre en avant la maladie invisible et la faire connaître ».

Un défi pour la vie contre la maladie

Elodie Pierre est rentrée dans les Vosges. Elle veut faire passer le message  que la maladie ne veut pas dire que tout s’arrête. Même si c’est dur, il faut faire face. « Je veux donner aux malades une force, des outils pour rebondir. Même si c’est difficile, il faut faire face ».

Une cagnotte avait été mise en ligne pour financer ce voyage. Tout ce qui est en sus sera reversé à l’association lorraine de la sclérose en plaque « Lorsep ». L’infirmière va reprendre ses études en novembre prochain en sophrologie et hypnothérapie. Après six mois de formation, elle va s’installer comme indépendante l’été prochain. Même si elle vient de réaliser le défi d’une vie, ne lui  dîtes pas qu’elle va s’arrêter là. « Je veux faire du bruit autour de la maladie. J’ai déjà ‘autres projets. Je rêve de faire le tour des Annapurna au Népal plus tard. J’en ai discuté avec mon mari et on fera peut-être une randonnée au Montblanc rapidement ».

Facebook (3) Mont Kenya SEP | Facebook pour continuer à faire des dons

 

 

 

 

Elodie Pierre Elodie Pierre est une jeune femme de 40 ans originaire de Dommartin-lès-Remiremont. Elle est infirmière. En 2006, elle découvre qu’elle est atteint de sclérose en plaque (SEP). Une première poussée qui la plonge dans le monde de cette maladie quelques mois après la naissance de sa fille. Mais, Elodie Pierre est avant tout une battante qui a décidé que la SEP ne guiderait pas sa vie. Elle avait un défi qu’elle vient de réaliser brillamment. Gravir le Mont Kenya pour se dépasser et pour tous les autres malades. Elodie Pierre est mariée et mère de trois enfants. Deux filles de 12 et 16 ans et un petit garçon de 3 ans ½. Lorsqu’elle a découvert qu’elle était porteuse de la sclérose en plaque, elle n’était âgée que de 24 ans. Depuis elle a fait deux nouvelles poussées en 2020 et en 202. « Là ça a été un coup dur et j’ai dû faire face à la réalité après 13 ans de tranquillité. On a démarré les traitements. Heureusement, je ne suis pas dans les cas les plus graves. J’ai refait une crise en 2020 après avoir attrapé le Covid, période où j’étais fatiguée. Puis en mai et en octobre 2021. En 2020, mon œil droit a baissé et j’ai perdu tous les contrastes et j’ai eu des douleurs dans la jambe droite. Là, je me suis dit je ne peux pas rester comme ça. Il faut que je fasse quelque chose maintenant tant que je peux ». Le Mont Kenya comme une évidence C’est un soir en regardant la télévision avec son mari qu’elle a découvert le mont Kenya. Elle a tout de suite su que cette ascension serait son défi face à la maladie et pour tous les malades atteints de la SEP. «  Je voulais un endroit où il n’y avait pas grand monde, un lieu pas trop connu. C’était le sommet de la résilience. Je voulais le faire tant que je pouvais ». Un défi que son mari et ses enfants ont tout de suite soutenu. De longs mois de préparation physique S’en est suivie une lourde préparation physique. Pendant 11 mois, elle a fait de la marche avant d’intensifier le rythme les trois derniers mois avec une grosse randonnée par semaine et du renforcement musculaire 5 fois par semaine sans oublier de la course à pied trois fois par semaines. «  Je savais que l’ascension allait être dure . A partir de 4 000 mètres d’altitude le moindre effort est décuplé. « Arrivée au sommet j’ai tout lâché » Elodie Pierre a pris l’avion. A l’aéroport, elle a fait la connaissance de cinq autres randonneurs. L’ascension  a débuté le 4 octobre dernier  et vendredi matin la jeune femme avait atteint le sommet à 4 985 mètres. « J’ai eu un gros coup de mou quand on est passé de 3 300 à 4 200 mètres. On a fait une pause avant de repartir. J’avais besoin d’être seule face à moi-même. Ce défi était autant physique que mental ». Mais elle l’a fait, et enfin arrivée, elle a pleuré. « Ce n’était pas possible que je n’arrive pas en haut. Arrivée en haut, je me suis appuyée sur un rocher et j’ai tout lâché. J’ai pleuré de fierté. Jamais, à aucun moment, je n’ai remis en question d’atteindre mon but. Par la méditation, j’ai réussi à fixer autre chose que ma souffrance. J’ai pensé à tous les malades et leurs proches que j’ai emmené avec moi là-haut. Je voulais mettre en avant la maladie invisible et la faire connaître ». Un défi pour la vie contre la maladie Elodie Pierre est rentrée dans les Vosges. Elle veut faire passer le message  que la maladie ne veut pas dire que tout s’arrête. Même si c’est dur, il faut faire face. « Je veux donner aux malades une force, des outils pour rebondir. Même si c’est difficile, il faut faire face ». Une cagnotte avait été mise en ligne pour financer ce voyage. Tout ce qui est en sus sera reversé à l’association lorraine de la sclérose en plaque « Lorsep ». L’infirmière va reprendre ses études en novembre prochain en sophrologie et hypnothérapie. Après six mois de formation, elle va s’installer comme indépendante l’été prochain. Même si elle vient de réaliser le défi d’une vie, ne lui  dîtes pas qu’elle va s’arrêter là. « Je veux faire du bruit autour de la maladie. J’ai déjà ‘autres projets. Je rêve de faire le tour des Annapurna au Népal plus tard. J’en ai discuté avec mon mari et on fera peut-être une randonnée au Montblanc rapidement ». Facebook (3) Mont Kenya SEP | Facebook pour continuer à faire des dons [gallery type="rectangular" link="file" size="medium" ids="356275,356276,356278,356279,356274,356280,356273,356272,356271,356270"]        



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